Poutine met la pression militaire
Le Kremlin diffuse de nouveau, tard dans la soirée, des images du président russe en uniforme, écoutant des rapports militaires. Le 20 novembre, Moscou annonçait la prise de Koupiansk, dans la région de Kharkiv. Lundi, c’était au tour de Pokrovsk, dans la région de Donetsk.
Dans le même temps, le ministère de la Défense publie des images de soldats posant le drapeau russe sur la place principale de la ville. Ces démonstrations interviennent systématiquement à des moments clés des négociations, envoyant un message clair : Poutine n’a aucune intention de renoncer à ses exigences territoriales.
Une reconnaissance officielle des territoires annexés
Depuis la semaine dernière, il apparaît que le Kremlin souhaite obtenir une reconnaissance officielle de ses annexions, au moins de la part des États-Unis. Selon la presse anglo-saxonne, Washington, déjà prêt en avril dernier à reconnaître la Crimée comme russe, aurait accepté d’étendre cette reconnaissance aux régions de Donetsk et Louhansk. Moscou espère également que d’autres pays suivront le même exemple, afin de rendre ces annexions irréversibles.
Limitation de l’armée ukrainienne et missiles interdits
La Russie veut également imposer une limitation drastique des effectifs de l’armée ukrainienne en temps de paix. Les chiffres évoqués par l’Occident vont de 600 000 à 800 000 soldats, tandis que lors des négociations de printemps 2022 à Istanbul, la Russie proposait 85 000. Cette fois, le seuil serait légèrement supérieur, autour de 100 000 combattants. Par ailleurs, Moscou insiste sur l’interdiction pour Kiev de disposer de missiles longue portée.
Le sort des avoirs russes gelés
Pour la première fois, la presse russe évoque un autre point qui pourrait être abordé lors de cette rencontre : le déblocage des avoirs russes gelés à l’étranger, un sujet sensible dans le contexte actuel des sanctions internationales.
Avec Affairage.ci