Selon lui, lors des différends opposant Pascal Affi N’Guessan à Laurent Gbagbo, Nady Bamba aurait exigé que l’ex-premier ministre quitte les lieux. « Le Président Gbagbo, gêné, m’a chargé personnellement de trouver une issue », a déclaré l’ex-leader des Jeunes patriotes.
Blé Goudé affirme que, après la récupération du bâtiment, Nady Bamba lui aurait promis une commission lors de la vente du bien. Il dit avoir refusé, appelant la seconde épouse de Laurent Gbagbo à ne pas « importer les conflits extérieurs en prison », par souci de préserver la quiétude du fondateur du PPA-CI.
« Tant que je serai en vie, tu n’accéderas pas à Gbagbo »
L’ex détenu de la CPI affirme que leurs relations se seraient brutalement dégradées après cet épisode. Alors qu’il bénéficiait de la liberté provisoire, un ancien directeur de cabinet lui aurait transmis un message de la part de Nady Bamba : « Tant que je serai en vie, tu ne pourras jamais avoir accès au Président Gbagbo. Tu ne le verras qu’à la télé ou dans la presse. Elle aura ta peau. »
Blé Goudé dit n’avoir, depuis son retour en Côte d’Ivoire, jamais pu obtenir d’entretien avec Laurent Gbagbo.
Un parti « pris en main par un cercle restreint »
Selon lui, Nady Bamba dirigerait désormais le parti à travers un « cercle restreint » composé de fidèles et « d’infiltrés » ayant pris le contrôle des organes du PPA-CI. Il cite notamment « les mêmes qui sont aujourd’hui candidats aux législatives, les Stéphane Kipré et autres ».
Il rappelle que Laurent Gbagbo avait annoncé son intention de se retirer après les législatives, avant que Nady Bamba n’affirme publiquement que « ce n’est pas ce qu’il voulait dire ».
Contre-offensive médiatique et appel à un procès
Blé Goudé accuse également Nady Bamba d’avoir mobilisé « des cyberactivistes » pour dégrader son image dans l’opinion. Il dit être prêt à répondre devant la justice : « Elle peut porter plainte si elle pense que je mens. J’irai à ce procès pour rétablir toute la vérité. »